03/2011
Les données marché sont chères : à qui la faute ?
Le coût des données de marché représente en moyenne 25 % des dépenses liées au système d’information dans les sociétés de gestion. Ces coûts concernent les données dynamiques (cours…) et statiques (caractéristiques des instruments financiers).
Pourquoi les données coûtent-elles cher?
Parce que deux facteurs se conjuguent : - Elles ne sont pas aisément accessibles, il n’y a pas d’infrastructure centraliséecomme une bourse ou une chambre de compensation… - Elles ne sont pas normées. C’est le cas notamment des OPCVM. Le marché de la souscription/rachat d’OPCVM est un marché primaire (les parts d’OPCVM sont créées en fonction du nombre de souscripteurs) et un marché de gré à gré (chaque OPCVM a ses caractéristiques propres: calendrier de valorisation, heure et lieu de centralisation…). Pourquoi ces coûts augmentent-ils? D’une part, les encours gérés ont doublé en 10 ans en France. De même, se sont accentuésles volumes des produits de gré à gré, la diversification des places financières utilisées par les gérants, les besoins d’analyse et de comparaison entre instruments. D’autre part, le souci incessant de maîtrise du risque opérationnel nécessite des contrôles importants de la qualité des données souvent issues de saisies manuelles. Existe-t-il des solutions? Pour faire baisser le coût des données OPCVM il faudrait agir sur trois axes: 1) normer leurs descriptions, 2) organiser de façon industrielle la collecte des caractéristiques dès la création de l’OPCVM par la société de gestion, 3) centraliser toutes les caractéristiques dans un référentiel commun et accessible. En conséquence, pour faire baisser le coût d’une partie de leurs données, les sociétés de gestion auraient intérêt à se mettre d’accord sur des normes de description de leurs propres OPCVM, transmettre leurs caractéristiques à un référentiel de place qui les rendrait accessibles aux autres sociétés de gestion et à tous les acteurs intervenant dans la gestion d’actifs: distributeurs, valorisateurs, dépositaires, etc… Ainsi que la ministre Christine Lagarde l’a annoncé dans ses priorités pour la Place de Paris (cf. Rapport au Haut Comité de Place de juillet 2010), il est question de constituer un référentiel centralisé pour les OPCVM… Voilà une bonne nouvelle! Yann de Saint Meleuc Retour au theme Couts informatiques
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Commentum 07 : 'Hors serie risques psycho-sociaux'
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