03/2011
Le benchmarking : une pratique utile devenue à raison standardisée…
Au début des années 2000, les grandes compagnies d’assurance comparaient leurs ratios de coûts informatiques rapportés au CA ou au montant des primes d’assurance par marché. Dans le même temps, les sociétés de gestion s’intéressaient aux ratios du coût informatique sur l’encours géré ou sur le CA. Pour autant les méthodes de recensement et de comparaison des coûts étaient loin de reposer sur des standards partagés et de faire consensus. Progressivement, avec le développement de méthodes analytiques de gestion et grâce à l’impulsion d’associations professionnelles, sont apparus des modèles et standards de fait, permettant de baliser les démarches. La comparaison de données est devenue plus homogène. Et si encore aujourd’hui l’exercice de comparaison avec ses pairs peut rester délicat, la pratique du benchmarking a largement démontré ses vertus, ne serait-ce que pour progresser d’année en année par rapport à soi-même. …dont la réalité reste complexe Au fur et à mesure que nous avons progressé dans ce type d’exercice, force est de constater la faiblesse, voire la dangerosité, de la comparaison de macro-indicateurs. Ceux-ci masquent en effet de nombreux facteurs structurants : comment est organisée la fonction informatique, quelle est la complexité du SI, quelles sont ses contraintes, quel est le degré de maturité de l’activité ?... Ces questions posées, on comprend que l’analyse des coûts informatiques doit s’appuyer sur une segmentation fine et précise des coûts, en corrélation avec celle de l’organisation, des métiers, des produits et des réseaux. C’est à cette condition que des ratios pertinents sont mis en évidence et que les actions d’amélioration peuvent clairement porter sur la réduction des dépenses inadaptées. En matière de coûts informatiques plus qu’ailleurs peut-être, c’est l’alignement de la stratégie budgétaire (budget de fonctionnement, capacité d’investissement) avec celle de l’entreprise qui doit primer, plutôt que l’alignement sur le meilleur ratio macroscopique de la place. Il n’y a pas de coûts informatiques maîtrisés qui soient mauvais, seuls les coûts non pilotés sont suspects. Jacques Guyot Retour au theme Couts informatiques
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Commentum 07 : 'Hors serie risques psycho-sociaux'
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